Aménagement urbain

Île Seguin : un projet moins dense, plus profitable financièrement, avec un calendrier resserré

La Ville a vendu le dernier terrain de l’Île Seguin à un groupement de promoteurs, Hines, Icade et Vinci (DBS). Une promesse de vente a été signée le 12 août par l’aménageur de la Ville pour la réalisation d’un projet mixte de bureaux et d’activités innovant et durable entre les deux pointes culturelles de l’Île Seguin.

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Comme le maire s’y était engagé au conseil municipal d’avril dernier, l’aménageur de la Ville, la SPL Val de Seine Aménagement et DBS (Développement Boulogne Seguin) ont signé, le 12 août dernier, une promesse de vente portant sur la partie centrale de l’Île Seguin, dernier terrain de l’île situé entre la Seine musicale du département et le projet de pôle artistique de la pointe amont porté par le Groupe Emerige.

Il aura fallu moins de 5 mois à la Ville pour conclure un nouvel accord après le renoncement du groupe Vivendi et la signature d’un protocole amiable de séparation sans versement d’aucune
indemnité de part et d’autre.

Le 12 août, le groupement DBS s’est engagé à acquérir les parcelles du centre de l’île pour y construire un projet mixte de bureaux et d’activités innovant et durable de 130 000 m² environ, soit 20 000 m² de moins que le projet initial, pour un prix supérieur de plus de 15 M€. Cette nouvelle promesse de vente prévoit que la SPL Val de Seine Aménagement encaissera 329 M€ minimum en janvier 2021 et pourra alors rembourser par anticipation l’ensemble des financements qui ont été mis en place pour la réalisation des aménagements indispensables pour la commercialisation de l’île (2 parkings publics de 600 places, le pont Renault, la reconstruction du pont Seibert, la rénovation du pont Daydé, qui accueillera le futur bus à haut niveau de service (BHNS), l’aménagement des esplanades, des berges et des promenades piétonnes). L’opération signée le 12 août permettra donc un bénéfice important pour les finances de la commune. Dans le détail du programme de construction, les 123 500 m2 de bureaux seront complétés par 6 500 m² d’activités comprenant des commerces, des restaurants, des équipements de loisirs qui assureront l’animation de l’île entre les deux pointes culturelles. Le jardin public plus grand, de 1,5 ha, sera réalisé sur la rive sud de l’île. Le nouvel acquéreur dispose de six mois pour déposer un permis de construire. Tout au long de l’élaboration du projet de construction par les promoteurs, la Ville, GPSO et la SPL Val de Seine
Aménagement resteront très vigilants concernant la qualité urbaine, environnementale, architecturale
et paysagère de ce projet ambitieux qui devra s’inscrire harmonieusement entre les pointes emblématiques de l’île. DBS devra respecter strictement les prescriptions d’aménagement fixées dans la promesse de vente, qui permettront de préserver l’identité singulière de l’Île Seguin.

UN PARC ET DES ÉQUIPEMENTSDE LOISIRS

Véritable trait d’union, cette partie centrale sera un lieu de travail mais aussi de détente, exemplaire en termes de développement durable, où les Boulonnais auront plaisir à se rendre et à flâner. Unique, la partie centrale de l’ïle mêlera activités et loisirs, divertissements et convivialité, avec des cinémas, des restaurants, des commerces, un jardin paysager et le musée d‘art contemporain de la Fondation Emerige dont les travaux de terrassement ont commencé en juin dernier. L’attractivité et la notoriété de l’Île Seguin, favorisées par la future desserte du Grand Paris Express, vont aller crescendo. Finalement, la signature de cette promesse de vente, le 12 août dernier, conforte les choix exigeants de la Ville, soucieuse de la bonne gestion de ses finances, pour préserver la qualité de vie et l’accès de tous les Boulonnais à des équipements de haute qualité.


Le 12 août dernier, cession du dernier terrain de l’Île Seguin

Retour sur les différentes étapes marquantes du projet urbain de l’Île Seguin. Notamment grâce à la médiation juridictionnelle de 2018 qui a permis d’aboutir à un consensus pour un projet apaisé de l’île.

  • 2001 : Renault étudie la valorisation de ses friches industrielles.
  • 2004 : un premier PLU de 175 000 m2 est voté.
  • 16 juin 2011 : un 2e PLU est voté, pour rattraper 180 millions d’euros déjà dépensés ou engagés par l’ancienne municipalité.
  • 4 juillet 2013 : un 3e PLU conforme à la votation citoyenne des Boulonnais de 2012 est validé.
  • Avril 2017 : ouverture de la Seine musicale et implantation de la fondation d’art contemporain Emerigesur la pointe amont. Le groupe Vivendi signe une promesse d’achat du centre de l’île, avec le projet d’un campus de 150 000 m².
  • Novembre 2018 : le tribunal administratif de Cergy-Pontoise entérine la médiation juridictionnelle entre la Ville et les associations AEBB, Boulogne Environnement, Val de Seine Vert, Vivre à Meudon, des riverains boulonnais. La médiation ramène à 142 500 m² la constructibilité sur la partie centrale de l’île.
  • Mars 2019 : Vivendi se retire. L’accord signé entre l’aménageur de la Ville et le groupe Vivendi entérineune séparation à l’amiable, sans aucun versement d’indemnité par la Ville. Lors du nouveau lancement dela commercialisation du dernier terrain de l’Île Seguin, le maire décide de ramener à 130 000 m² au lieu des142 500 maximum autorisés par le PLU, la constructibilité de la partie centrale de l’île et de créer pour les Boulonnais un jardin public de 1,5 ha