Environnement, Sport

Top départ : l'aventurier boulonnais Jérôme Brisebourg tente le défi du "Grand Slam" au pôle Sud

Après avoir gravi les sommets les plus hauts de chaque continent, dont l’Everest, rallié le pôle Nord, le Boulonnais Jérôme Brisebourg va tenter d’atteindre le pôle Sud en ski-pulka à partir du 4 décembre. Objectif : boucler "l’Explorers Grand Slam", un défi qui n’a été relevé que par 67 personnes dans le monde à ce jour.

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Familier des réunions publiques de la Ville (conférence au PC course du Vendée Globe, à l’espace Landowski avec le skipper Stéphane Le Diraison sur les changements climatiques), Jérôme Brisebourg est de ces hommes qui vont jusqu’au bout des choses. D’un naturel calme et posé, papa de deux filles, le co-gérant d’une société de formation en management et leadership (Virtu’Oz Seven) ne confond pas pour autant exploits et inconscience.

Remontée d'une vallée glaciaire et traversée du plateau polaire

Car, ce qui l’attend au pôle Sud, sur les traces du pionnier, le Norvégien Roald Amundsen, sera bien différent de ce qu’il a pu connaître connu au Nord. L’itinéraire, 500 km en au moins 35 jours, alliera remontée d’une vallée glaciaire et traversée du plateau polaire. La sortie du glacier Axel Heiberg culmine à 3 300 m d’altitude, et le pôle Sud à 2 834 m. "Nous allons faire l’expérience du rien, explique Jérôme. Au Sud, il n’y a pas d’animaux, ni ours, ni oiseaux migrateurs, encore moins d’avions. Le jour permanent efface la notion du temps."

Zéro déchet abandonné dans cette partie protégée du globe


Avec ses 3 coéquipiers (un Anglais, un Néo-Zélandais et un Estonien), l'aventurier boulonnais va affronter des températures pouvant descendre à -40 degrés, des vents dépassant les 100 km/h. Le tout à ski (8 à 10 heures par jour) en tirant derrière lui une pulka de 90 kg, contenant tente d’expédition, nourriture lyophilisée, riz, beurre, combustible pour allumer le réchaud, moyens de télécommunication, etc. "Il convient d’absorber 5 à 6 000 calories/jour", compte-t-il. Attentif aux enjeux environnementaux et afin de compenser ses émissions de CO2, il fera un don à l’association Océans sans plastiques et s’engage à n’abandonner aucun déchet dans cette partie protégée du globe.

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