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Le nouveau lycée de Boulogne-Billancourt portera le nom de Simone Veil

Le conseil régional a baptisé l’établissement, inauguré fin septembre 2018, du nom de Simone Veil, ancienne ministre et présidente du Parlement européen, icône de la défense des droits des femmes, rescapée de la Shoah et disparue en juin 2017. Un choix entériné par le conseil municipal du 11 février.

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Le travail de réflexion, organisé dès mars 2019 par les professeurs d’éducation civique, suivi d’un vote des élèves, de leurs parents et de l’équipe enseignante, a permis de faire émerger trois propositions de nom, par ordre de préférence :

  • Lycée Simone Veil
  • Lycée du Trapèze
  • Lycée Renault

La présidente de la Région Île-de-France a choisi de saluer la mémoire de Simone Veil, "cette grande personnalité et autorité morale de la vie publique française (…) qui a incarné la volonté, le courage, l’espérance et la générosité". Membre du Conseil constitutionnel et élue à l’Académie française, Simone Veil a fait son entrée au Panthéon avec son époux le 1er juillet 2018. Boulogne-Billancourt avait eu l’honneur de l’accueillir au Salon du livre de décembre 2008.

À noter que la résidence universitaire du Crous, place Joseph-Frantz, porte, elle, le nom de Simone Weil (1909-1943), philosophe,  militante syndicale et résistante gaulliste, prématurément décédée de la tuberculose à 34 ans.

Onomastique des lycées boulonnais

En vertu de la loi de décentralisation de 1982, les conseils régionaux sont en charge des lycées. La dénomination des lycées publics se fait sur proposition du conseil d’administration de l’établissement. Le nom retenu par la Région est ensuite acté par un vote du conseil municipal.

Lycée Etienne-Jules Marey

Précédemment construit avenue Édouard-Vaillant, le nouveau lycée de l’architecte François Gauthier ouvre ses portes en septembre 1990 et prend le nom d’Étienne-Jules-Marey (1830-1904). Ce médecin physiologiste, passionné par la locomotion humaine et animale, invente vers 1882 à Boulogne-Billancourt la chronophotographie, un procédé révolutionnaire qui permet de décomposer le mouvement et de projeter des images décomposées. Ses travaux, réalisés dans son atelier près de Roland-Garros, contribuent à placer Boulogne-Billancourt comme centre des mobilités dès la fin du XIXe siècle.

Lycée Jacques-Prévert 

Inauguré en septembre 1968 par Edgar Faure, alors ministre de l’Éducation nationale, le lycée public de Boulogne-Billancourt, initialement nommé Paul-Bert, prend le nom de Jacques-Prévert (1900-1977) après la mort de ce dernier. Sur proposition de la proviseure adoptée en conseil municipal le 28 novembre 1979, le lycée change de dénomination pour rendre hommage au poète, parolier et scénariste français.