Environnement

Les arbres à Boulogne-Billancourt : une prévention et un suivi de tous les instants

Dans le cadre de leur politique de développement durable, la ville de Boulogne-Billancourt et Grand-Paris Seine Ouest mettent un accent tout particulier sur la préservation du patrimoine arboré. Car, comme les humains, les arbres grandissent, vieillissent, peuvent tomber malades et meurent.

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Mais un arbre de grande taille s’abattant à l’improviste peut représenter un danger sur l’espace public pour les passants. À Boulogne-Billancourt, chaque arbre nécessitant d’être abattu est remplacé par un sujet jeune et sain.

 

Toute l’année, les agents de GPSO veillent sur les arbres du territoire. Ce patrimoine végétal est étroitement
surveillé dans un souci de préservation de ces véritables poumons du territoire, qui participent notamment à rafraîchir la ville en période de forte chaleur. Un arboriste expert missionné par GPSO établit un diagnostic pour connaître l’état phytosanitaire de chaque sujet. Il est possible de connaître leur espérance de vie et de mettre ainsi en place un entretien adapté.
Chaque arbre est classé en fonction de son état phytosanitaire (arbre sain, présentant des lésions sans gravité ou irréversibles, dont la stabilité est fortement atteinte). Ces diagnostics effectués régulièrement sont complétés tous les ans par un contrôle, en hiver (hors feuillaison), afin de visualiser l’ensemble de leur structure, puis en période estivale, marquée par une forte végétalisation, pour analyser leur vitalité.
Chacun est répertorié dans le système d’information géographique de GPSO qui donne une localisation précise de chaque sujet sur l’espace public, assurant ainsi une traçabilité. Cette géolocalisation est le fruit
du travail des sept agents du service du patrimoine arboré qui assurent un suivi quotidien des arbres. Ce suivi est renforcé par les alertes envoyées par leurs collègues des services des parcs et jardins et de la voirie.
Ce travail va de pair avec une réflexion en amont sur les espèces qu’il conviendra de replanter.

 

ABATTRE CERTAINS SPÉCIMENS : UNE QUESTION DE SÉCURITÉ

Le patrimoine arboré est en perpétuelle évolution, et les arbres sont sujets aux aléas climatiques extrêmes (tempêtes, canicules), à la pollution de l’air et du sol, aux blessures générées par l’activité urbaine (salage des rues en hiver, luminosité trop forte ou trop faible, coups de pare-chocs sur les troncs…). La vigilance est donc de mise pour entretenir ce patrimoine.
En milieu urbain, l’abattage peut s’avérer nécessaire lorsque les arbres sont vieillissants et fragilisés, plus sensibles aux maladies, aux attaques d’insectes ou aux champignons, qui se propagent notamment dans les blessures (racines coupées, plaie sur le tronc…).
Un arbre fragilisé constitue un danger pour les riverains. L’abattage est alors nécessaire pour des raisons de sécurité. La plupart du temps, les signes du dépérissement sont invisibles et la beauté apparente d’un arbre n’est pas un gage systématique de bonne santé.

Plantations en cours et à venir

PARC DES GLACIÈRES
Vingt-six arbres ont été plantés dans le parc des Glacières à la mi-décembre, essentiellement des
feuillus, dont certains à floraison printanière, mais aussi des conifères.
AVENUE PIERRE-DE-COUBERTIN
Jusqu’au 1er mars, l’alignement des 16 Sophora du Japon sera remplacé par des plantations d’essences diversifiées : 5 tilleuls de Henry, 6 érables champêtres, 5 copalmes d’Amérique.
BOULEVARD JEAN-JAURÈS
Entre le 14 et le 18 janvier, deux platanes et un érable ont été remplacés par deux érables pourpres et un frêne.
RUE DE LA SAUSSIÈRE
Entre le 14 et le 18 janvier, un pommier à fleurs a été remplacé par un prunier à fleurs.
RUE DE SILLY
Du 14 au 18 janvier, deux ailantes ont été remplacés par deux érables.

Avec 39 % d’espaces verts, GPSO gère près de 25 000 arbres sur l’intercommunalité dont 9 471 à Boulogne-Billancourt. Près de 300 arbres ont été plantés en 2018. Avec la livraison du parc Est de Billancourt (393 arbres, 3 350 arbustes et 10 000 vivaces et fougères), près d’un arbre par jour est planté dans notre ville depuis 2014.