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Les pompiers boulonnais produisent 40 kilos de miel

Installées par les pompiers depuis l’été 2019 sur le toit de leur caserne, rue Gallieni, les ruches ont donné leur première production de miel 100% boulonnais.

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Les abeilles apprécient Boulogne-Billancourt ! En installant trois ruches sur le toit de leur caserne, un groupe de pompiers boulonnais, désireux d’apprendre l’apiculture, permet à plusieurs dizaines de milliers d’abeilles de vivre et de butiner dans le quartier.

L’idée de départ est de protéger la planète, d'offrir une activité commune à nos familles et de se former à l’apiculture. Nous avons récupéré des ruches, acheté nous-mêmes notre matériel et des essaims. La nature a fait le reste. 
Capitaine Nicolas Nock, commandant de la 16e compagnie des sapeurs-pompiers

Grâce aux conseils d’un apiculteur, après avoir attendu que la colonie soit assez forte pour produire du miel, les quatre familles des pompiers participant au projet ont récolté 40 kilos de miel à l’été 2020, juste un an après l’arrivée des abeilles. La location d'une centrifugeuse manuelle pour extraire le miel a bien aidé ! Ce travail a été effectué en famille car les pompiers profitent de la présence des ruches pour faire de la pédagogie auprès de leurs enfants. Ces derniers connaissent le cycle de vie d’une abeille et savent désormais faire la distinction entre abeilles, faux bourdons (abeilles mâles), guêpes et frelons.

Si la récolte ne dure qu’une journée, il faut s’occuper des ruches, apporter de l’eau, les ouvrir pour vérifier les cadres et si le couvain, c’est-à-dire l’ensemble des œufs et larves que les abeilles alimentent en miel et pollen, est suffisamment développé. Les enfants participent avec nous et observent beaucoup.

Une partie du miel récolté a été partagée entre les familles pour leur consommation personnelle et une autre partie a été conditionnée en pots de 125 grammes pour les offrir aux familles des pompiers logés sur site et aux partenaires des sapeurs-pompiers.

C’est une grande satisfaction, conclut le capitaine. En tant que commandant d’unité, il me tenait à cœur de proposer une activité de ce type avec mes cadres. Je me suis moi-même pris au jeu et j’ai installé une ruche dans ma maison de campagne en Normandie pour continuer ce passe-temps.