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Semaine du handicap : demandez le programme !

Organisée du 30 novembre au 5 décembre, la Semaine du handicap s'adapte aux contraintes sanitaires pour proposer aux Boulonnais des animations de qualité dans le confort de leur canapé. Suivez le guide !

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Un cours pour s'initier à la langue des signes

Un cours d’initiation à la Langue des signes française a été donné en direct par un professeur atteint de surdité. Proposé à tous les Boulonnais, le jeudi 3 décembre, le cours s'est tenu en ligne sur la plateforme Teams.

Expositions virtuelles

Audition : Tes yeux sur mes oreilles

Cet automne, l'association Droit pluriel, qui oeuvre pour l'accès au droit des personnes en situation de handicap, a présenté l'exposition Tes yeux sur mes oreilles sur les grilles du jardin Farman.

Exposition du foyer et de la bibliothèque du Point du Jour

Attrape-Rêves, la création 2019 de l'association boulonnaise Handidanse

L'association Handidanse propose des cours de danse adaptés à tous, enfants ou adultes, en situation de handicap.
Cliquez sur la vidéo ci-dessous pour regarder le spectacle "Attrape-rêves" proposé en juin 2019 par un groupe d'adultes.

    Documentation

    La Ville lance un appel à candidatures pour rejoindre le Conseil local du handicap.
    Pour plus d'informations, cliquez ici !

    Témoignages

    À l'occasion de cette Semaine du handicap, découvrez les témoignages de Théo et Lysiane, tous deux Boulonnais et en situation de handicap.

    Théo Bel-Lurbe, 20 ans, diplômé d'un CAP pâtissier 

    Je vis depuis 20 ans à Boulogne-Billancourt. J'ai un trouble de la communication avec un tout petit retard intellectuel (trouble du spectre autistique). J'ai des difficultés à comprendre ce qui n'est pas dit explicitement et je dialogue moins facilement que mes pairs.
    Je dis toujours ce que je pense, je ne mens jamais et tout ce que l'on me dit, je le traite au premier degré. J'ai beaucoup de mal avec l'abstraction et l'humour, sauf si on me l'explique.

    J'ai suivi une scolarisation normale grâce à ma mère, notamment à l'école primaire Billancourt, puis au collège Jacqueline-Auriol. 
    En collaboration avec l'association ASF92, j'ai eu dès l'âge de 3 ans un accompagnement privé avec des étudiantes en psychologie en formation à l'Institut de psychologie René-Descartes, puis en grandissant des éducatrices formées à l'autisme. L'association Cap Handi Cap m'a aidé à trouver des stages professionnels. 

    En 2018, j'ai eu un CAP agent polyvalent de restauration et, en juin 2020, un CAP pâtissier à l'école hôtelière Médéric. Aujourd'hui, je recherche un emploi.

    Je suis autonome, je prends les transports seul et je fais mes courses. Je pratique l'aviron et le karting. J'aime le cinéma, les concerts, le bowling, les jeux vidéos, l'art plastique et les restaurants. Je sais lire, écrire, compter, j'adore les langues... Je suis très sociable, gentil, souriant, avenant...

    Le handicap autistique n'est une maladie, cela ne s'attrape pas. Il faut éduquer les parents pour qu'ils expliquent le handicap à leurs enfants et faire évoluer les perceptions et les pratiques. L'autisme, avec un bon accompagnement, s'atténue.
    J'ai été projeté dans une aventure extraordinaire avec ma mère et j'ai une place à part entière dans cette société et dans la vie.

    Lysiane Meunier, 58 ans, travailleuse en ESAT et résidente au foyer Le Point-du-Jour UNAPEI 92

    J'ai un handicap, mais je sais faire beaucoup de choses : prendre ma douche, m'habiller, repasser, faire la cuisine, prendre le bus.
    Je suis dans un foyer d'hébergement car mes parents sont décédés et j'aurais peur d'avoir un appartement seule à cause de l'électricité, peur qu'il y ait le feu.

    Je travaille en ESAT à l'atelier couture, je fais des sacs à gâteaux, des torchons, des masques, des paniers.

    Avant, j'étais dans un autre ESAT à l'atelier conditionnement, je remplissais des bouteilles de parfum et des boîtes de maquillage. C'était difficile car il y avait des gens qui parlaient fort et criaient, ça m'empêchait de travailler. J'avais beaucoup de transport, je partais du foyer à 6h, je commençais à 8h et terminais à 17h15. C'était trop long et trop loin pour moi.

    Maintenant tout va bien dans ma vie. Je suis moins stressée, moins fatiguée. Je suis contente dans mon travail et de mon travail. Ça me plaît, tout le monde est sympa,  je commence à 8h et je finis à 16h35. C'est important qu'il y ait moins de fatigue pour les transports,  le trajet, le travail de la journée et du calme.