Groupe de la majorité rassemblée

Unis pour la République

Chères Boulonnaises, Chers Boulonnais,

C’est d’une seule plume que nous rédigeons cette déclaration, en lieu et place des habituelles tribunes d’expression de chacun des groupes politiques qui composent l’assemblée municipale et participent à la vie démocratique dans un pays libre. Au-delà de nos différences, nous avons souhaité ici nous rassembler pour, unanimement et solidairement, rendre un hommage à Monsieur Samuel Paty, enseignant l’histoire et la géographie dans un collège de notre académie, mort pour avoir professé la liberté d’expression à ses élèves.

Le choc consécutif à l’horreur de l’attentat terroriste de Conflans-Sainte-Honorine s’est propagé à travers tout le pays. Chaque Française, chaque Français a vécu comme un traumatisme cette sauvagerie inqualifiable, perpétrée à la sortie du collège, alors que sonnait l’heure des vacances scolaires. Au-delà de cet acte monstrueux, endeuillant une famille à laquelle nous présentons nos très sincères condoléances au nom de toutes les Boulonnaises et de tous les Boulonnais, c’est la République qui est attaquée, c’est la liberté d’expression qui est menacée, c’est la liberté de penser, de croire ou de ne pas croire qui est bafouée, c’est l’éducation de notre jeunesse qui est ébranlée, c’est notre avenir qui est en jeu, et la laïcité à laquelle notre nation est attachée qui est mise à mal. Rien ne peut justifier un tel meurtre, abominable, que nous dénonçons avec la plus grande fermeté. Aucune idéologie ne saurait remettre en cause les valeurs qui fondent notre République, et qui figurent sur le fronton de notre hôtel de ville et de nos écoles. Élu(e)s de la République, porteurs du mandat que vous nous avez confié, nous nous érigeons ensemble pour défendre notre socle commun : la Liberté, l’Égalité et la Fraternité. Il nous appartient à tous, en tant que citoyens, de faire vivre notre devise de la République, car, pour reprendre Victor Hugo, «  la République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l’incarnation même du progrès  ». Progresser, c’est se perfectionner, c’est aller de l’avant. Voilà la réaction qui doit être la nôtre, collectivement, pour faire obstacle à toutes les tentatives de déstabilisation qui, depuis trop d’années, nous frappent, pour faire échec à ceux qui veulent nous faire tomber.

Mesdames et Messieurs les professeurs, vous êtes au cœur de cette République. Nous avons besoin de vous pour poursuivre votre belle et noble mission dans nos écoles boulonnaises, et répondre, par votre enseignement, à ce funeste 16 octobre.

À vous, chers lycéens, chers collégiens, chers élèves, à vous qui serez appelés un jour à porter à votre tour la responsabilité de l’avenir de notre pays, saisissez-vous de ces valeurs fondamentales qui constituent notre République et garantissent un vivre-ensemble si précieux, mais, vous le voyez, si fragile.

La diversité de notre ville et de notre nation est une richesse, et nous ne laissons personne nous diviser. Chères Boulonnaises, Chers Boulonnais, soyons unis pour que vive la République !

Les 55 conseillères et conseillers municipaux de Boulogne-Billancourt

En vert et contre tout

Ces dernières semaines, nous avons été témoins, avec consternation et désolation, des effets pervers de l’écologie sectaire et hors sol qui s’abat sur notre pays.

L’idéologie est parfois cette chose facile qui permet de dire sans réfléchir. Et les grands maîtres du parti EELV, tout juste élus, souhaitent, avec l’arme de la culpabilisation, faire table rase de notre passé.

Même le Tour de France, grand moment d’unité populaire célébrant depuis plus de cent ans la bicyclette, nos paysages et nos terroirs, ne trouve grâce à leurs yeux. C’est un événement «  machiste et polluant  » dont le départ d’une étape ne pouvait, pour sa majorité socialo-écolo, avoir lieu à Rennes.

Le sapin, symbole profane de Noël, fête chrétienne et, bien au-delà, moment d’unité familiale par excellence, n’aura plus sa place à Bordeaux. Décision arbitraire, prise par le nouvel édile qui n’a cure de l’opinion «  des fachos  ».

Les priorités sociales ne manquant malheureusement pas, d’autres combats prioritaires sont aussi les leurs. Pour un monde meilleur et plus juste, la novlangue et l’écriture inclusive qui conduisent, d’après l’Académie française, à une langue «  désunie, et confuse  », demeurent un impératif. «  Dégenrer  » les cours de récréation jugées «  trop réservées aux pratiques des garçons  » reste une absolue nécessité à Grenoble.

Plus près d’ici, le maire de Colombes compare l’action de nos forces de l’ordre à la rafle du Vel’ d’hiv’ ayant entraîné la déportation de 13000 personnes dans les camps nazis. Indigne !

À Boulogne-Billancourt, alors que les deux élus verts aidés de leurs amis socialistes tentent de transformer les conseils municipaux en spectacle, la Majorité municipale sans dogmatisme et sans polémique se tourne délibérément vers l’avenir.

Pionnière du 0% pesticide, amie des animaux, notre ville aménage ses places, végétalise ses espaces, construit des voies cyclables, préserve ses 9500 arbres, réduit sa consommation en énergie, etc. Nous poursuivons inlassablement nos efforts : aides aux particuliers pour l’isolation, création d’un parc de 1,5 hectare sur l’île Seguin et d’une maison de la Planète, extension du bio et du local dans les cantines… Bref, notre Majorité défend vraiment l’environnement, et nous en sommes fiers.

Les élus de la Majorité rassemblée de Boulogne-Billancourt

Permanence : 36, rue Carnot. Tél : 01 41 31 16 77.

Horaires d'ouverture : du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 15h30 à 18h. Le samedi de 10h à 13h.

L'opposition doit se ressaisir

Lors du mandat précédent (2014-2020), Boulogne-Billancourt pouvait se vanter de bénéficier d’une vie politique apaisée et constructive. Malgré des différences légitimes, il arrivait même à la majorité et à l’opposition de travailler en bonne intelligence sur des dossiers d’aménagements décisifs pour notre avenir. Je pense en particulier à la proposition de notre ancien collègue socialiste Pierre Gaborit d’organiser une médiation juridictionnelle afin de dessiner collectivement et en accord avec toutes les parties prenantes un projet ambitieux pour l’île Seguin.

Force est malheureusement de constater que depuis mars dernier, une partie de la nouvelle opposition ne permet pas l’établissement de ce même climat de confiance et de travail. Alors que le contexte actuel invite chacun à la mesure et au consensus, rien ne semble faire dévier l’opposition de l’attitude qu’elle s’est elle-même fixée. De tweets mensongers en publications provocatrices, d’insultes en polémiques stériles en passant par des propositions inapplicables et inefficaces, les exemples sont désormais légion.

À tel point que le maire a dû solliciter du conseil municipal en juillet l’octroi de la protection fonctionnelle pour répondre aux injures et aux attaques personnelles de la part d’un colistier socialiste. Nous avons d’ailleurs été extrêmement surpris par le refus ou l’abstention de l’opposition d’accorder au maire les moyens de se défendre en justice en déposant plainte.

De même, nous avons été plus qu’étonnés de recevoir, chacun, cet été, à notre domicile, une lettre recommandée du tribunal administratif nous annonçant un recours contre l’élection municipale de mars dernier ! Recours déposé par un membre d’une famille activement engagée sur la Ville.

Elle oublie sans doute que notre liste est la première élue au premier tour depuis… trente et un ans ! Notre justice déjà débordée n’a-t-elle pas d’autres priorités que se pencher sur des plaintes pour injure ou des recours électoraux ? La rentrée est l’occasion de se fixer de nouvelles et bonnes intentions. Formons le vœu que ce soit le cas pour nos opposants.

Les élus de la Majorité rassemblée de Boulogne-Billancourt

Permanence : 36, rue Carnot. Tél : 01 41 31 16 77.

Horaires d'ouverture : du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 15h30 à 18h. Le samedi de 10h à 13h.