Les 12 mesures des états généraux de l'espace public

Engagement de campagne du maire Pierre-Christophe Baguet, les États Généraux de l’Espace Public de Boulogne-Billancourt ont livré leur bilan, le 20 avril dernier, à l’occasion d’une réunion publique de restitution. Et ce, au terme d’une grande consultation citoyenne organisée par la Ville, entre octobre 2022 et mars 2023.

Plus de 10000 Boulonnais avaient répondu au questionnaire de l’institut de sondage Opinion Way et 26 tables rondes avaient été animées par 28 membres bénévoles du Conseil économique, social et environnemental local. 76% des répondants se disaient satisfaits de la qualité de leur espace public. Pour autant, l’enquête révèle également des paradoxes et oppositions traduisant la complexité grandissante du partage harmonieux de l’espace public. Et ce, plus particulièrement depuis l’évolution rapide des nouvelles mobilités urbaines. Ainsi, il émerge la volonté d’améliorer et de faciliter plus encore le déplacement à pied, les Boulonnais considérant la marche comme leur mode de déplacement de prédilection.

Ces priorités établies, les services de la Ville et de Grand Paris Seine Ouest se mobilisent et travaillent afin de les traduire concrètement. Certaines réglementations, complexes, nécessiteront du temps avant d’être mises en œuvre. Trois mesures sont aujourd’hui lancées : le stationnement payant des deuxroues motorisés, le réaménagement de la route de la Reine et le passage à 30 km/h dans toute la ville. Dans un esprit de concorde, elles seront précédées d’une période de communication afin d’apporter le meilleur niveau d’information à tous. Voulues par une majorité de Boulonnais, ces mesures participeront au mieux-vivre ensemble dans l’espace public, objectif affiché de ces États généraux.

Trois premières mesures d'ores et déjà lancées

1. Libérer les trottoirs : les deux-roues motorisés devront les quitter et partager le stationnement sur voirie avec les voitures

Afin de sécuriser le cheminement des piétons et des familles, il est nécessaire que les trottoirs ne soient plus autorisés au parking des deux-roues motorisés. Et, pour éviter que Boulogne-Billancourt continue d’être le remisage des véhicules parisiens, la Ville instaure le stationnement payant pour les deux-roues motorisés à compter du 1er janvier 2024.

Une prédiode d'information préalable

Cette mesure sera précédée d’une période de sensibilisation afin d’informer progressivement les propriétaires de deux-roues motorisés. Dès le mois d’octobre, une campagne d’information sera lancée aux moyens d’un «  papillon  » informatif apposé sur les guidons des véhicules stationnés sur le trottoir, invitant les propriétaires à les déplacer sur des emplacements réservés. À compter du 1er novembre 2023, le deux-roues motorisés stationnés sur le trottoir seront verbalisés. Puis, à partir du 1er décembre, ils seront verbalisés et enlevés. Enfin, au 1er janvier 2024, le stationnement payant sur emplacement autorisé pour les deux-roues sera mis en place sur toute la commune.

Des aménagements pour le stationnement

Les emplacements dits «  mixtes  » sur les trottoirs seront désormais exclusivement réservés aux vélos. Des aménagements sont prévus pour rapprocher les mobiliers d’attache et empêcher ainsi le stationnement des motos et des scooters sur les trottoirs. Sur la chaussée, les stationnements vélo et moto existants seront affectés exclusivement au stationnement des deux-roues motorisés et ceux réservés actuellement aux motos seront conservés. Ces travaux feront progresser le nombre d’emplacements de deux-roues motorisés de 1741 à 1956.

 

> Pour consulter le guide pratique du stationnement des deux-roues motorisées, cliquez-ici
> Pour télécharger la carte du stationnement des deux-roues motorisées, cliquez-ici
> Pour consulter la rubrique "Stationnement des deux-roues motorisées", cliquez-ici

2. Réaménagement de la route de la Reine

Afin de pérenniser les pistes cyclables mises en place à la sortie de la crise sanitaire de 2020, le Département des Hauts-de-Seine, en concertation avec la Ville, aménage la route de la Reine et l’avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny. Sur deux kilomètres entre le pont de Saint-Cloud et Paris, il est envisagé d’inclure une piste cyclable bidirectionnelle. Ce projet s’inscrit dans le plan vélo du Département visant à favoriser les déplacements à vélo. Encore en phase d’étude, le projet devrait démarrer sa phase travaux courant 2025 pour une durée de vingt-quatre mois.

Deux réunions publiques de concertation, sur inscription, permettront de présenter le projet aux boulonnais, mercredi 15 novembre et mercredi 6 décembre à 19h à l'Espace Landowski :

Mercredi 15 novembre

Secteur Est : de la Porte de Saint-Cloud jusqu’au croisement du boulevard Jean-Jaurès

Mercredi 6 décembre

Secteur Ouest : du croisement Jean-Jaurès jusqu’au Pont de Saint-Cloud, incluant l’avenue du Maréchal de Lattre-de-Tassigny

Pour en savoir plus sur la réunion publique du mercredi 15 novembre

Pour en savoir plus sur la réunion publique du mercredi 6 décembre

Concertation avec les riverains cet automne

À partir de cet automne, la Ville, GPSO. et le Département vont organiser une concertation avec les 120 commerçants, les riverains, les conseillers de quartier et le Cesel. Des réunions publiques permettront de présenter le projet dont le coût s’élève à 10 millions d’euros et qui prévoit de créer également 27 traversées piétonnes aux normes PMR, ainsi que de multiplier par 4 la surface d’espaces verts le long de la voie.

Une large piste cyclable directionnelle

La piste cyclable en projet serait large de 4 mètres, séparée des autres voies de circulation et matérialisée par un revêtement spécifique de couleur. Elle devrait intégrer le réseau francilien des pistes cyclables Réseau Vélo Île-de-France (VIF) pour constituer un maillage cohérent. Enfin, 120 stationnements vélo seront proposés. Dans le même temps, une attention particulière sera portée à l’accessibilité et à la sécurisation de la voie. Ainsi, des bandes d’éveil au sol et des feux tricolores sonorisés seront installés, les bordures de trottoir seront abaissées et la montée et la descente des bus seront facilitées par un aménagement spécifique.

3. La ville à 30 km/h dès le 1er octobre

La limitation de la vitesse à 30 km/h permet de renforcer la sécurité de tous, en particulier des piétons. En vigueur dans les autres villes de Grand Paris Seine Ouest, la limitation de la vitesse à 30 km/h est appliquée à partir du 1er octobre 2023 à l’ensemble de la ville, à l’exception des axes départementaux (les quais, route de la Reine, avenues du Général-Leclerc, Édouard-Vaillant, André-Morizet et boulevard de la République). La limitation à 30 km/h permettra de renforcer la sécurité de tous, en particulier des piétons.

Sécurité routière renforcée

Les chiffres mis en avant par l’association Prévention routière disent qu’à 50km/h, il faut parcourir 27,5 mètres avant de s’arrêter. À 30km/h, la distance n’est plus que de 13,5 mètres. Autre avantage, rouler à 30 km/h permet à l’automobiliste d’élargir son champ de vision à 120 degrés. Il a donc davantage le temps de réagir en cas d’événement inopiné. Sans oublier qu’en cas d’accident à 50km/h, le risque mortalité d’un piéton est de 80%. Il tombe à 10 % à 30 km/h.

Réduction des nuisances sonores

Passer la ville à 30km/h, c’est aussi une action en faveur de la baisse des nuisances sonores. En principe, une réduction de 20 km/h de la vitesse permet de diviser par deux le bruit aux abords des voies de circulation.

Les 12 mesures prioritaires retenues à l'issue des Etats généraux de l'espace public

  • Libérer les trottoirs des deux-roues motorisés
  •  
  • Le réaménagement de la route de la Reine
  •  
  • La ville à 30km/h
  •  
  • Piétonisation du boulevard Jean Jaurès 2 fois par an
  •  
  • Multiplication des îlots de fraicheur
  •  
  • Programme de végétalisation
  •  
  • Renforcer la lutte contre les incivilités
  •  
  • Améliorer la visibilité aux abords des écoles
  •  
  • Créer un axe cyclable nord-sud
  •  
  • Reconfigurer la place Marcel Sembat
  •  
  • Lutter contre les pollutions sonores et environnementales liées aux livraisons à domicile
  •  
  • Optimiser l'usage des emplacements de livraison
  •