Parcs et jardins

Histoire des parcs et jardins publics de Boulogne-Billancourt

D’un territoire agricole aux espaces verts qui ponctuent aujourd’hui la ville, l’histoire des parcs et jardins publics de Boulogne-Billancourt accompagne les grandes transformations du territoire.

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Des jardins privés aux premiers espaces publics

Jusqu’au XVIIIᵉ siècle, Boulogne-Billancourt est essentiellement un territoire agricole, marqué par les vergers, les vignes et les champs. Les jardins appartiennent alors principalement à des propriétaires privés, souvent liés à des demeures bourgeoises ou à des domaines aristocratiques.

Un premier changement intervient au XIXᵉ siècle. En 1862, lors de la restauration de l’église Notre-Dame, les bâtiments scolaires qui entouraient jusque-là l’édifice sont démolis au profit d’une place publique. Ombragée par des platanes, elle devient rapidement un lieu de rassemblement. En 1880, la commune acquiert également la propriété de Monsieur de Guaïta : son domaine est converti en parc public, aujourd’hui connu sous le nom de square Léon-Blum.

La nature retrouve sa place dans la ville

À partir de la fin du XIXᵉ siècle, l’industrialisation transforme profondément Boulogne-Billancourt. L’essor des usines et la croissance de la population rendent les espaces verts plus rares. Leur préservation devient alors une priorité.

Dans l’entre-deux-guerres, les bienfaits des espaces verts sur la santé et la qualité de vie sont davantage pris en compte dans les projets d’urbanisme. Peu après l’inauguration de l’hôtel de ville en 1934, des jardins sont ainsi aménagés autour du bâtiment. Le square Henri-Barbusse, créé entre 1928 et 1935, témoigne également de cette volonté d’offrir des espaces extérieurs aux habitants.

Après-guerre, une politique de création de parcs

Après la Seconde Guerre mondiale, Boulogne-Billancourt poursuit son développement urbain tout en accordant une importance croissante aux espaces verts. À partir des années 1970, le déclin progressif de certaines activités industrielles libère de nouveaux terrains et ouvre la voie à de nouveaux projets d’aménagement.

La démolition partielle des usines aéronautiques Farman permet notamment la création du mail du Maréchal-Juin. Puis, dès 1978, l’ancien site des glacières de Paris est transformé en parc des Glacières. En 1982, la Ville acquiert le parc de 15 hectares du domaine de la famille Rothschild afin de l’ouvrir au public.

De nouveaux espaces verts sur les anciens sites industriels

La fermeture des usines Renault en 1992, suivie de leur démolition en 2000, permet à son tour le réaménagement du quartier du Trapèze et la création d’un nouveau parc de Billancourt, véritable poumon vert de 7 hectares.

Cet espace, riche en biodiversité, accueille une grande variété d’espèces, dont au moins 23 espèces d’oiseaux recensées. Sa qualité écologique lui a valu l’obtention du label «  ÉcoJardin  » en 2021.

Aujourd’hui, avec le parc départemental de sculptures Gauthier-Mougin sur l’île Seguin, Boulogne-Billancourt illustre l’évolution du rôle des espaces verts : lieux de détente et de nature, ils incarnent aussi l’équilibre entre urbanisation, préservation de la nature et valorisation culturelle.