La ville de Boulogne-Billancourt ne compte pas moins de 35 hectares d’espaces verts, parmi lesquels une vingtaine de parcs et jardins dont l’entretien a été confié à GPSO. Depuis 2008, l’usage des pesticides y a été abandonné au profit d’une gestion plus respectueuse des cycles naturels de la biodiversité, afin de préserver la santé des plantes et l’équilibre naturel de la faune.
Le parc de Billancourt labellisé écojardin
ette gestion écologique se traduit par des aménagements qui sont expérimentés, combinés et progressivement déployés dans l’ensemble des parcs et jardins de GPSO. Pionnière en la matière, Boulogne-Billancourt a obtenu le label ÉcoJardin, décerné dès 2021 au parc de Billancourt, dans l’écoquartier du Trapèze : cette distinction nationale souligne la gestion exemplaire des espaces verts en faveur de la biodiversité.
Un écosystème sauveguardé
Que ce soit dans le parc Rothschild ou celui de Billancourt, au jardin Gallieni ou encore au parc des Glacières, les jardiniers de GPSO prennent soin de la faune et de la flore en appliquant des pratiques durables. Par exemple, les prairies qui se développent en toute autonomie offrent une grande variété de plantes, source de nourriture et d’abris pour les insectes, et par conséquent terrain de chasse idéal pour les chauves-souris et les oiseaux : c’est pourquoi elles ne sont fauchées qu’une ou deux fois par an.
Oiseaux,poissons, rongeurs, amphibiens, insectes... Nombreux sont les animaux sauvages à Boulogne-Billancourt
Cette diversité, que l’on appelle « gestion différenciée », est essentielle pour préserver la biodiversité. Entre les espaces ouverts, les plans d’eau, les haies champêtres, les lisières et les zones boisées, ces différents milieux abritent et nourrissent de nombreux animaux sauvages. Au cœur de Boulogne-Billancourt, le photographe Nicolas Davy a immortalisé des chouettes hulottes, des hérons cendrés et même des faucons pèlerins. La présence d’espèces prédatrices est un indicateur clé de la qualité de l’écosystème : elle traduit l’existence d’une chaîne alimentaire complète et fonctionnelle, avec suffisamment de proies telles que des poissons, rongeurs, insectes et petits oiseaux. Plus rare, le martin-pêcheur a lui aussi été observé au parc Rothschild. Sa présence, favorisée par la proximité des berges de la Seine, montre que le parc lui offre un milieu propice pour se nourrir. Et ce ne sont pas ses voisins le crapaud commun et la demoiselle, un insecte proche de la libellule, qui diront le contraire, eux qui dépendent des zones humides pour vivre et se nourrir.
L'eau, un enjeu stratégique
L’eau est justement un enjeu au cœur de la stratégie pour la biodiversité du territoire sur l’ensemble de l’espace public. Les agents de GPSO et de la Ville mettent en place plusieurs actions pour préserver les ressources en eau et créer des îlots de fraîcheur : protection du sol à l’aide de plantes basses ou de paillage issu de la taille ou de la tonte des espaces verts pour en conserver l’humidité, sélection d’espèces végétales en fonction de leurs faibles besoins en arrosage, désimperméabilisation et végétalisation lors des travaux pour favoriser l’infiltration des eaux de pluie directement dans le sol…
Participez à l'observatoire de la biodiversité
Ouvrez l’œil : la faune sauvage est votre voisine ! Depuis 2023, GPSO vous invite à signaler sur son observatoire de la biodiversité la présence de certaines espèces animales dites indicatrices de la biodiversité, c’est-à-dire dont la présence fournit des informations sur la santé d’un écosystème. En localisant leur répartition, GPSO peut visualiser les axes et les obstacles de déplacement de la faune sauvage et améliorer les réseaux de déplacements de la faune sauvage en prenant en compte les lieux de reproduction, de refuge et de nourriture des espèces. Tout au long de l’année, il est possible de signaler les animaux sur l’observatoire de la biodiversité : l’écureuil roux, le rouge-gorge, le hérisson et le rougequeue noir. À ces observations permanentes s’ajoutent des observations temporaires. En ce moment, c’est au tour de l’hirondelle de fenêtre, un oiseau migrateur qui revient en France en même temps que le printemps. Cette citadine installe son nid sur les façades des infrastructures : bâtiments et ponts, à l’abri des rebords de fenêtre, de toit ou de balcon.
En savoir plus : seineouest.fr/observatoire









