Carré Belle-Feuille, Concert, Musique

Jazz : Michel Portal au Carré Belle-Feuille

On ne présente plus Michel Portal, clarinettiste et saxophoniste à la technique éblouissante, qui glisse avec brio de Brahms à Bernard Lubat, toujours à la recherche d’aventures musicales. Une interview exclusive du maestro et un concert exceptionnel, jeudi 9 décembre à 20h30 au Carré Belle-Feuille !

Le nouvel opus de Michel Portal est l’occasion pour lui de fêter ses 85 ans à la tête d’un groupe européen transgénérationnel, créé il y a 2 ans lors de l’Europa Jazz Festival. Avec son fidèle complice, le pianiste serbe Bojan Z, il dirige un quintet de haut vol qui comprend le contrebassiste français Bruno Chevillon, le tromboniste allemand Nils Wogram et le jeune batteur belge Lander Gyselinck.

Connaissez-vous le tarif dernière minute ? Il vous permet d'acheter un billet à moitié prix, en vous présentant à la billetterie à partir de 14h la veille de la représentation, ainsi que le jour même !
Ainsi Tarif A = 17€, Tarif B = 14€ et Tarif C = 12€ (selon disponibilités). 

"Je suis toujours émerveillé comme un enfant de 10 ans"

Multi-instrumentiste virtuose, compositeur, Michel Portal, bientôt 86 printemps, nous enchante toujours et encore. Éclectique et bondissant en bon natif de Bayonne, il a promené sa clarinette, ses cuivres et joué des anches de Mozart à Boulez, de Schumann aux musiques de film, de Brahms aux morceaux improvisés. Il revient au jazz, qu’il revisite dans son dernier album, MP85 (Label Bleu), avec une formation au diapason. Portal, unique, inclassable.

C’est votre premier album jazz depuis dix ans ?

Michel Portal : Le temps a passé très vite, j’ai enregistré du classique, joué en concert, composé pour le cinéma… Après tout, il s’agit toujours de musique. Je déteste la routine, il me tarde toujours de penser au prochain projet. À mon âge, je pourrais très bien m’arrêter, mais je m’ennuierais trop !

Comment a été créé ce Michel Portal Quintet ?

M. P. : Quand j’entends des musiciens qui jouent incroyablement bien, je suis très curieux de les rencontrer. De véritables amitiés se nouent, comme pour le pianiste serbe Bojan Z et le contrebassiste Bruno Chevillon, avec lesquels j’ai déjà partagé la scène, et puis se sont ajoutés le jeune batteur belge Lander Gyselinck et Nils Wogram, un brillant tromboniste allemand.

Aimez-vous vous nourrir de nouveaux talents, transmettre votre expérience ?

M. P : On m’a souvent demandé de faire des masterclasses, mais je ne me sens pas prof. Je préfère partager avec des jeunes autour de la musique. Moi-même je n’ai jamais fini d’apprendre. Par exemple, en rentrant d’un concert, je corrige parfois quelques passages dont je suis insatisfait.

Malgré les nombreux prix et récompenses de votre longue carrière ? 

M. P. : Ma tête n’a jamais enflé, je suis toujours anxieux !

Vous êtes décidément inclassable…

M. P. : C’est ce qu’on a dit un jour à mon ami Jean-Claude Carrière et à moi, ce à quoi nous avons répondu à l’unisson : nous sommes des êtres dispersés ! Si je joue un concerto de Mozart, il faut que je fasse quelque chose de très différent le lendemain matin.

Dans cet album énergique, on sent l’influence des cultures africaine, arménienne, cubaine... Est-ce important ?

M. P : Oh oui ! Les nouvelles aventures m’inspirent. Je suis toujours émerveillé comme un enfant de 10 ans.

MP85 a été enregistré en pleine pandémie...

M. P. : Je n’ai pas aimé cette période. Cela fait un bien fou de remonter sur scène devant un public qui revient avec joie dans les salles. Je suis ravi de revenir à Boulogne-Billancourt le 9 décembre !

Toute la saison 2021-2022 au Carré Belle-Feuille