Crédits : @ZTEAMBJJ
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Camille Coué, boulonnaise et championne du monde de jiu-jitsu brésilien

Des tatamis de l’Espace forum à la plus haute marche du podium des championnats du monde de jiu-jitsu, Camille Coué fait briller les arts martiaux boulonnais.

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Membre du club boulonnais de jiu-jitsu Z-Team depuis plusieurs années, Camille Coué a remporté, début novembre 2025 à Bangkok (Thaïlande), le titre de championne du monde de la discipline, en -70kg.

Neuf ans après ses débuts sur les tatamis, la jeune femme de 29 ans a conclu de la meilleure des manières sa magnifique saison 2025, déjà auréolée d’un titre de championne de France et d’une médaille de bronze aux championnats d’Europe.

« Mes proches ont pu suivre la finale à distance car la compétition était retransmise sur YouTube », se remémore, avec émotion, cette Boulonnaise d’adoption – elle a emménagé dans notre ville l’année dernière pour se rapprocher de son club et « trouver un cadre de vie plus calme et propre qu’à Paris. Boulogne-Billancourt est une ville à taille humaine où il fait bon vivre. »

Le chemin vers la couronne mondiale a évidemment été parsemé d’embûches  : Camille a d’abord dû se défaire de l’adversaire suédoise qui l’avait éliminée aux championnats d’Europe. Puis, une blessure au genou est venue contrarier sa marche en avant, « mais, avec l’adrénaline, j’ai réussi à faire abstraction de la douleur  ». Pour finalement aller décrocher la médaille d’or en gagnant contre une coriace adversaire allemande.

« L’objectif est d’arriver à une soumission de son adversaire sans échanger de coups » 

L’adrénaline justement, c’est ce qui a poussé la championne à se lancer en compétition, à peine trois mois après avoir débuté le jiu-jitsu brésilien : « Une fille du club m’en a parlé et je me suis prise au jeu. »

Quand on lui demande de définir son sport de façon « vulgarisée », pour un public non aguerri, Camille le résume ainsi : « Le jiu-jitsu se rapproche du judo, même s’il y a moins de couleurs de ceinture. On gagne des points en passant la garde de son adversaire ou en le renversant. L’objectif est d’arriver à une soumission de celui-ci sans échanger de coups. »

En dehors des tatamis, le calme et la minutie de l’horlogerie

Si elle n’écarte pas l’idée de faire du jiu-jitsu son quotidien, Camille Coué s’adonne à une activité beaucoup plus calme et posée pour gagner sa vie. « Je travaille dans un atelier de réparation de montres de luxe. Mon métier d’horlogère me passionne autant que le jiujitsu. Il m’aide à trouver un équilibre, un sas de décompression après les compétitions. »

Que ce soit pour désosser un mouvement breveté ou trouver la faille dans la garde de son adversaire, la Boulonnaise sait faire preuve de sang-froid. « Mon sport m’a fait progresser sur le plan mental,explique-t-elle. À un moment, j’avais du mal à exprimer mon plein potentiel en compétition. Ça reste un sport de combat, en un contre un. Il faut apprendre à gérer la pression. Mais, avec du temps, et de l’entraînement… » Tout vient à point à qui sait attendre.

Z-Team Jiu-Jitsu, 1674, allée du Vieux-Pontde-Sèvres, Espace forum. Contact : zteam.boulogne@gmail.com