Avec son allure de troisième ligne de rugby, sport qu’il a pratiqué dans sa jeunesse, Nicolas Benistan ne passe pas inaperçu. Cela explique peut-être pourquoi il est si souvent sollicité et multiplie désormais les casquettes. Marié et père de quatre enfants, Nicolas fonde à Boulogne-Billancourt, en 2010, l’agence de design graphique TWID. "Je travaillais auparavant chez Catalina, déjà à Boulogne Billancourt, explique-t-il. C’est pourquoi nous avons emménagé ici dès 2006. Nous y sommes très heureux depuis." Voilà plus de quinze ans que TWID accompagne les entreprises dans leur stratégie de marque pour les rendre visibles et attractives. "Cela passe par la communication digitale, mais aussi par le design, le packaging, les contenus réseaux sociaux ou encore les dispositifs de communication sur le terrain", détaille-t-il. Entreprise à taille humaine, TWID a accompagné plus de 100 clients en France et au Royaume Uni, aussi bien des grands groupes, comme THOM Group, InVivo, Manfield, Nuxe, Atol ou Auchan Retail, que des PME comme Finelec, mais aussi des start-up telles que Digitrips ou Paygo... "Être domicilié à Boulogne-Billancourt est un véritable atout pour TWID, notamment grâce à la densité de sièges sociaux et au dynamisme du tissu économique local. L’environnement entrepreneurial y est particulièrement stimulant et favorise les échanges, les opportunités et le développement de projets."
Parallèlement à son activité professionnelle, Nicolas s’est toujours investi dans l’écosystème local. Membre actif du conseil syndical de sa copropriété, il est encouragé en 2011 à devenir conseiller du quartier République – Point-du-Jour. "J’étais content de donner un peu de mon temps pour le quartier pendant trois ans, indique-t-il. J’ai participé aux études d’emplacement des stations Autolib’ et aux permanences sur le marché Billancourt."
CRÉER DES LIENS AVEC SES VOISINS, SES COLLÈGUES, SES RENCONTRES DANS L'ENTOURAGE BOULONNAIS
D’un naturel sociable, il aime créer des liens, qu’ils soient de voisinage, de travail ou du quotidien. C’est ainsi qu’en 2020, il rencontre les coordinateurs de la Banque alimentaire. Ces derniers lui proposent d’intégrer le dispositif. "Avec mon épouse, nous avons fait de ce projet solidaire une aventure familiale en y impliquant nos enfants, dit-il. Nous gérons la collecte au Carrefour Pont-de-Sèvres avec une équipe de 120 bénévoles. J’invite même mes salariés à participer. Ce sont trois jours intenses, mais très réjouissants."
Dans la continuité de cet engagement, il est appelé par Ludovic de Beaucoudrey, également bénévole à la Banque alimentaire, pour mettre en place l’opération “Hiver solidaire”. Le concept vise à accueillir des personnes de la rue "comme en famille" pendant l’hiver dans la salle située sous l’église de l’Immaculée-Conception. "Nous avons commencé en 2023. Il s’agit d’organiser l’accueil de quatre personnes vivant dans la rue, bien identifiées par les associations solidaires et les services sociaux de la Ville. Nous sommes ainsi une centaine de bénévoles à nous relayer durant 90 nuits de l’hiver. Deux bénévoles préparent le dîner et deux autres restent dormir sur place après avoir passé la soirée autour de jeux et d’échanges." En se sachant à l’abri durant trois mois, les personnes accueillies peuvent se reposer et reprendre confiance. "C’est très utile et enrichissant à titre personnel, confie Nicolas. J’ai de la chance de participer à cette action. On se rend compte de la réalité des choses. Cela ouvre le cœur et développe l’esprit de service".
SON NOUVEAU PROJET, "CLASH" : ASSOCIER LA MUSIQUE CLASSIQUE ET LES MUSIQUES ACTUELLES
Parent d’élève à l’école Saint-François-d’Assise, Nicolas fait la connaissance d’Albin de la Tour, fondateur en 2005 du festival 1001 Notes. Les deux Boulonnais partagent l’envie de faire dialoguer les univers musicaux, chacun avec son expertise. "Nous avons créé la société Novo Classic II et lancé les “Clash”, des séries de concerts alliant des musiques que tout oppose, comme du rap, du rock, du hip-hop… avec de la musique classique." Les premières représentations ont lieu à la salle Gaveau dès 2024 et rencontrent un vif succès. Des artistes reconnus comme Thomas Fersen, Mourad Merzouki ou Mathias Malzieu, du groupe Dionysos, participent à ces soirées. "Nous sommes convaincus qu’associer les musiques permet de créer des moments uniques, puissants et mélodieux", poursuit-il. Plusieurs nouvelles dates sont déjà prévues, avec l’ambition de développer ce format dans d’autres villes et de contribuer à renouveler les codes du concert classique. Et comme il lui reste un peu de temps, Nicolas le consacre à l’animation du réseau des anciens élèves de l’université Paris Dauphine à travers le monde. Toujours dans une logique "d’accompagnement et d’entraide", conclut-il.

